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Home›Rubriques LNM›Humans of Montpellier›Humans Of Montpellier n°68

Humans Of Montpellier n°68

Par Thelma Mukeba Juanis
8 juillet 2018
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Thomas, cuisinier du restaurant associatif “La petite cuisine d’Espiralh”. C.P : Remi Van Der Marel

Je m’appelle Thomas, et je suis cuisinier dans le restaurant associatif La petite cuisine d’Espiralh, sur la place Henri IV dans le quartier Celleneuve. Le restaurant est placé dans un très joli coin, ça fait l’effet d’une vie de village. Il y a beaucoup de commérages, mais ça reste très agréable. Quand je pars faire une course, je mets deux heures à faire cent mètres, parce que je dois dire bonjour à tout le monde !

En occitan, « espiralh » ça veut dire souffle. On voulait représenter le fait que les gens puissent reprendre leur souffle en venant ici, souffler un peu.

Je ne suis pas à l’origine du projet, j’ai pris le train un petit peu en cours. L’entité de l’association Espiralh existe depuis maintenant 6 ans. Avant, l’association était basée à La Paillade. C’était un petit local, ils avaient quelques projets, mais ils avaient du mal à en faire quelque chose.

Ensuite, il y a eu un don anonyme qui était assez conséquent pour pouvoir ouvrir le restaurant. Le comité d’administration s’est dit : « vu qu’on a envie de connecter les gens, quoi de mieux qu’une table ! ». Et c’est ce qui a donné lieu à l’ouverture du restaurant. La base de l’association, c’est le service de la solidarité, la rencontre, l’insertion sociale, sortir les gens de l’isolement.

Et puis j’ai débarqué. Je faisais une formation de business plan parce que je voulais monter un restaurant. Je venais d’arriver à Montpellier et un jour, comme j’étais un petit peu en avance pour mes cours, je déambulais dans les rues. J’ai vu « restaurant associatif », j’ai poussé la porte et maintenant je suis le gardien des lieux.

La Réunion porte très bien son nom, c’est une réunion de plein d’ethnies, il n’y a aucun autochtone.

Ça fait 4 ans que je suis arrivé à Montpellier. Je viens de La Réunion, c’est très beau et l’île me manque déjà. Mais au bout d’un moment c’est bien de voir ailleurs. Même les Créoles aiment bien faire une petite période en métropole. La Réunion c’est un petit caillou, ça fait 90 km de long, rien qu’avec cette donnée tout est dit… C’est très petit !

La Réunion porte très bien son nom, c’est une réunion de plein d’ethnies, il n’y a aucun autochtone. Il y a autant de personnes d’origine malgache, africaine, que de Chinois ou d’Indiens… C’est vraiment une culture très partagée justement. Et moi je tire ma cuisine de tout ce melting pot.

Je fais de la cuisine exotique, alors trouver du bio c’est compliqué. Mais je privilégie les circuits courts, équitables. Je cuisine pour une vingtaine de personnes. S’il me reste de la nourriture, je ressers le lendemain. Si jamais ça ne repart pas, je connais des familles dans le besoin. Rien ne part à la poubelle. Je demande toujours aux gens qui prennent à emporter d’apporter leurs boites, ou alors je leur prête une assiette, je ne prends pas d’emballage plastique. Il n’y a jamais de zéro déchet, mais on a notre petit geste à faire, alors on le fait !

Il y a beaucoup de solidarité entre les associations de notre quartier.

Je travaille avec des bénévoles et des stagiaires. Les stagiaires sont de jeunes autistes qui ont 16 et 17 ans. Ça ne fait que trois mois que je travaille avec eux, mais ça va perdurer parce que ça leur fait beaucoup de bien. À eux et à leurs mamans aussi, de qui je reçois beaucoup de remerciements. Ça donne un petit peu de temps libre et ça les transforme aussi. À 17 ans, après un stage avec moi, ils passent leur premier coup de balai chez eux, sans qu’on leur dise quoi que ce soit.

Il y a aussi des bénévoles qui viennent d’un centre qui s’appelle Janus34. Là c’est un public adulte, mais il s’agit de personnes bipolaires. Elles trouvent un équilibre en venant ici. Ce sont des gens qui ne peuvent pas travailler, alors ils viennent ici et c’est comme un loisir, ils y trouvent du plaisir. C’est calme, personne ne crie sur personne. Tout le monde a le droit de faire des erreurs, pas de pression.

Je fais des ateliers pour les enfants pendant les périodes de vacances. On travaille un petit peu en extérieur aussi : on fait des ateliers ou des repas à la médiathèque pierresvives, et on travaille aussi beaucoup avec le cinéma Nestor Burma qui est dans notre rue. Dès qu’ils ont besoin d’un buffet, ils m’appellent. Il y a beaucoup de solidarité entre les associations de notre quartier.

On aimerait tout de même agrandir un petit peu l’association, prendre le local à côté pour faire une ouverture, augmenter le nombre de couverts. On aimerait aussi ouvrir une épicerie éthique et solidaire. Normalement en septembre, on se lance dans le projet concret d’ouvrir cette boutique.

On va essayer de monter un laboratoire avec un jardin partagé pour y faire des légumes, des bocaux, et les stériliser dans les normes. À côté de la Maison Pour Tous on aimerait placer un four à pain public qu’on ouvrira un dimanche sur deux, pour que les gens viennent avec leur pâte et discuter. Ce sera un autre lieu de rendez-vous.

Des rencontres se font autour d’une table unique, d’un plat unique, tout le monde est à la même enseigne.

Les personnes qui viennent manger peuvent être des nouveaux arrivants sur le territoire ou qui ne parlent pas la langue. Il y a des gens qui ne sortent pas de chez eux aussi, qui ne savent pas quoi faire. Il peut y avoir aussi des gens qui sont d’un milieu social beaucoup plus privilégié. Des rencontres se font autour d’une table unique, d’un plat unique, tout le monde est à la même enseigne. Il y a une connexion sociale, de l’insertion.

Le restaurant est ouvert à tout le monde, et le principe c’est que le prix est libre. Les gens qui viennent savent qu’il y a toujours un moyen de manger, même s’ils ont des problèmes financiers. C’est un restaurant qui reste toujours solidaire.

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TagscuisineEspiralhLa RéunionMontpellierRestaurant associatifsolidarité
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Thelma Mukeba Juanis

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