Humans Of Montpellier n°55
Mathilde Perraud devant le bâtiment du BIC Montpellier où son entreprise est installée. © Fessoil Abdou
Je m’appelle Mathilde Perraud, je suis arrivée à Montpellier en septembre 2012 pour faire une licence en double compétence Marketing/Biologie. A la base, je suis bretonne et avant de venir à Montpellier j’avais commencé mes études à Tours. J’ai trouvé cette double compétence uniquement à l’IAE Montpellier, donc je suis venue ici pour faire une licence en Management puis j’ai enchainé sur un Master en Marketing Digital.
J’ai eu l’occasion à l’IAE de créer un projet innovant. C’est de là que vient mon projet actuel, “Budd It“. Budd It est une application dont le but est d’impliquer les consommateurs dans le développement des marques. L’idée est de demander aux consommateurs se rendant dans les magasins de relever des informations pour aider les entreprises à s’améliorer, dans la bienveillance et dans une relation gagnant-gagnant. Au final, on améliore l’expérience client dans les magasins par les clients eux-mêmes.
J’ai été admirative de cette ville que je trouvais très belle et qui avait un dynamisme hallucinant
C’était un projet d’école à la base mais on a eu des encouragements et de très bonnes notes sur ce projet. Du coup, je me suis posée la question de savoir si ça valait le coup de le lancer. J’ai fait ma petite étude de marché en partant six mois à Londres pour faire mon stage de fin d’études et j’ai commencé à pitcher sur Budd It en anglais lors de différents événements. En rentrant en France, j’ai commencé à passer des concours, à rencontrer des gens pour parler de Budd It et j’ai constaté un réel intérêt. Donc j’ai commencé à aller au BIC de Montpellier à partir de février 2016. J’ai suivi les différentes étapes pour y être acceptée et en parallèle j’ai continué à passer des concours.
J’ai signé mon premier contrat client en 2016 et du coup j’ai arrêté l’activité que j’avais en parallèle. Depuis la fin de mes études, j’étais à mon compte et je proposais des prestations en stratégie et communication digitale pour les start-ups et les PME de la région. J’ai arrêté cette activité pour me consacrer à 100% sur Budd It. J’ai ensuite développé en fonds propres la version bêta de l’application que j’ai testée avec mes premiers clients et en octobre 2017 on a publié l’application sur les stores.
Depuis le 25 janvier 2018, on a créé la société Budd It avec mes 4 associés, rencontrés tout au long de mon parcours en passant des concours ou au gré des rencontres. On est incubé au BIC de Montpellier depuis mars 2017 et suivi par Start To You, qui est un accélérateur régional de projets d’entreprise, depuis janvier 2017. L’IAE Montpellier nous appuie également dans le développement de Budd It.
J’ai décidé de créer mon activité ici car quand je suis venue à Montpellier, j’ai été admirative de cette ville que je trouvais très belle et qui avait un dynamisme hallucinant autant au niveau culturel et social qu’entrepreneurial. Je n’avais jamais vu ça ! De plus, je suis arrivée juste avant la French Tech, j’ai vu comment elle a agi sur la ville, comment les gens se sont regroupés pour “booster” la ville et j’avais envie de participer à ça.
On voit que la ville se dirige vers les plages, c’est génial
Les gens d’ici sont supers fiers de leur ville ! Et pas seulement les gens qui sont originaires de Montpellier. Même moi aujourd’hui je le suis ! J’ai habité dans plein de villes différentes, j’ai souvent déménagé, je n’ai jamais été aussi fière de l’endroit où je vis. Sûrement parce qu’il y a un dynamisme, une ambition, une évolution rapide, il y a une entraide qui n’est pas forcément visible ailleurs. Après je ne sais pas si c’est spécifique dans les start-ups et l’entrepreneuriat, mais à Montpellier il y a vraiment de la bienveillance. Quand on va à Paris ou dans d’autres environnements, on s’aperçoit qu’à Montpellier on est particulièrement bienveillant. J’ai pu comparer et d’autres personnes qui sont allées ailleurs en France vers d’autres écosystèmes le disent aussi.
Dans mes projets personnels, je suis engagée dans le Conseil Montpelliérain de la Jeunesse depuis septembre dernier. L’intérêt de faire partie de ce conseil c’est de s’impliquer auprès de la ville et d’avoir un impact auprès des jeunes. Je m’y suis insérée car je voulais faire découvrir l’entrepreneuriat aux jeunes montpelliérains et essayer de “booster” l’entrepreneuriat chez les jeunes.
Ce que je n’aime pas c’est tout ce qui concerne les transports et la conduite. Ici les gens sont particulièrement violents lorsqu’ils conduisent et il y a pas mal d’accidents où des voitures renversent des cyclomotoristes et des piétons. Il y a très peu d’aménagements à mon goût pour les gens qui se déplacent en vélo. C’est dommage parce qu’il fait tout le temps beau donc on a envie d’utiliser son vélo, mais c’est dangereux ici. Il n’y a pas assez de pistes cyclables, celles qui sont là ne sont pas forcément bien entretenues et sécurisées. J’habite vers le rond point du grand M et il n’y a pas de pistes cyclables.
Montpellier, je la vois évoluer hyper rapidement. Je suis là depuis 5 ans et le changement est énorme. Ça se construit énormément et la démographie suit puisque Montpellier est passée devant Strasbourg. C’est parce que les gens se rendent compte qu’on est bien, qu’il y a du dynamisme et des choses qui sont mises en place. Il y a de nouveaux centres commerciaux, des solutions pour les start-ups, de nombreux quartiers qui sont en train de se créer notamment celui de la nouvelle gare TGV de la Mogère. Et on voit que la ville se dirige vers les plages, c’est génial.









