Christian Bourquin est mort
Président PS de la région Languedoc-Roussillon et sénateur des Pyrénées-Orientales, Christian Bourquin s’est éteint ce mardi 26 août des suites d’un cancer du rein à 59 ans. Personnalité agissant toujours avec force pour la défense de la région et le quotidien de ses habitants, Le Nouveau Montpellier vous propose un retour sur la vie de l’homme politique que fut Christian Bourquin.
Un Millassois de la première heure
C’est dans la commune de Millas (un peu plus de 4 000 habitants) que Christian Bourquin commence sa carrière politique en devenant conseiller général du canton puis maire de la commune en 1995. Puis c’est lors de la dissolution de l’Assemblée en 1997 qu’il obtient son premier siège de député de la troisième circonscription des Pyrénées-Orientales.
L’arrivée au Conseil Régional
En 2004, Christian Bourquin devient 1er vice-président du Conseil Régional du Languedoc Roussillon, à la tête de la commission chargée des finances. C’est aux côtés d’un certain Georges Frêche que Christian Bourquin continuera son parcours politique, ce qui lui vaudra notamment d’être exclu du Parti Socialiste. Suite à la mort de M. Frêche, Bourquin se présente comme candidat pour le succéder et devient le président du Conseil Régional du Languedoc-Roussillon le 10 novembre 2010. À l’annonce de sa disparition, le premier secrétaire de la fédération de l’Hérault Hussein Bourgi déclarera : « En succédant à Georges Frêche, il avait agi avec une élégance rare, honorant les engagements pris par son prédécesseur, poursuivant les chantiers mis en route par celui-ci, tout en imprimant son propre style. »
Un président préoccupé par la réforme territoriale
Aussi bien en tant que président du Conseil Régional qu’au Sénat, Christian Bourquin était fermement remonté à l’idée du mariage entre le Languedoc-Roussillon et la région Midi-Pyrénées : « Une fusion signifie une capitale et il y a fort à parier qu’en cas de fusion avec Midi-Pyrénées, c’est Toulouse qui l’emportera. Montpellier a donc beaucoup à perdre en termes d’emplois publics, de sièges administratifs mais aussi en terme d’attractivité des entreprises. » Toutefois, ce dernier voulait tout de même une réforme pour la fusion de la région, à condition qu’elle soit menée avec des concertations au sein du Conseil Régional (et non pas depuis Paris).
(Crédit photo de Une : © Victor Kahn)







