Une semaine du cerveau pour comprendre son mécanisme !
Du 6 au 17 mars se déroule à Montpellier la 20ème édition de la Semaine du Cerveau, avec des conférences, débats, événement, et même des projections de films… Un programme diversifié et chargé pour tout savoir des problématiques liées au cerveau, et au travail des chercheurs sur celui-ci.
“Dans Montpellier, il y a plus de 200 chercheurs en neurosciences. Pourtant, ceux qui travaillent dans la recherche sont presque invisibles. S’ils décident de faire grève, cela ne se verra pas dans la société.” C’est pour les faire connaître et partager leurs connaissances que La Comédie des Neurones organise la semaine du cerveau. Gina Devau, présidente de l’association aux côtés de Catherine Gandubert, expliquent les objectifs de l’événement : “Vulgariser un sujet scientifique est un exercice très difficile. Peu de scientifiques y arrivent » continue-t-elle. Pour comprendre les mécanismes du cerveau, de nombreuses conférences sont organisées avec différents professionnels du secteur, chacun ayant un domaine particulier.
“On apprend beaucoup mieux en s’amusant » commente Catherine Gandubert, membre de l’association. Pour cela, La Comédie des Neurones a choisi plusieurs ateliers différents car “une conférence possède un côté trop sérieux et risque de perdre les non-initiés” continue-t-elle. Par exemple au cinéma Diagonal, une séance de ciné-débat sera donc proposée autour du film Les étonnantes vertus de la méditation de Benoît Laborde. Avec des intervenants spécialisés dans le domaine, le public va venir réfléchir autour des bienfaits de la méditation, de plus en plus utilisée en complément d’autres traitements pour les maladies du cerveau.
Étudier le cerveau, c’est étudier le corps dans son ensemble
Le problème avec le cerveau, c’est que lui seul nous permet de l’étudier. Gina Devau explique que l’étude du cerveau est un domaine très vaste qui a beaucoup évolué en peu de temps. “Environ 2,5 millions de publications scientifiques ont été écrites sur des sujets impliquant le cerveau sur 40 ans de carrière.” Des champs de recherches s’ouvrent et d’autres intéressent moins de monde. Par exemple en France, on se désintéresse de plus en plus aux maladies psychiatriques. En revanche, une énorme évolution a été réalisée autour de la pharmacologie et du traitement des douleurs. Dans ce domaine, les connaissances ont beaucoup progressé.
“Il n’existe pas de remède miracle, mais nous avons vu l’apparition d’Anxiolitiques, de somnifères, d’antidépresseurs, d’antiparksoniens… Le traitement des maladies du cerveau a considérablement évolué” décrit Catherine Gandubert. Tout ceci permet de mieux traiter les cas de lésions, d’AVC et d’améliorer la qualité de vie des malades. “Il faut voir ça comme une pente. Tous les traitements que l’on propose, ceux que la Recherche découvre à pas de fourmis, sont des moyens pour la rendre moins raide », complète Gina Devau.
“Il faut inviter les jeunes à aller vers des filières scientifiques”
Un autre objectif de la Comédie des Neurones, c’est de familiariser les jeunes et les très jeunes aux sciences. Par exemple, l’un de leurs ateliers est un “qui suis-je” autour du cerveau. Avec des classes de CM1 et CM2, les élèves seront installés dans une pièce remplie d’activités différentes autour du cerveau et de la mémoire. Dans un autre domaine, de plus en plus d’élèves se désintéressent des études scientifiques, à une époque où la France a besoin de chercheurs. Gina Devau s’inquiète, c’est une des missions que s’est donnée la Comédie des Neurones. “Il faut inviter les jeunes à aller vers des filières scientifiques. Aujourd’hui, beaucoup préfèrent s’orienter vers des diplômes plus techniques.”
La @SemaineCerveau a déjà commencé avec succès à #Montpellier #SdC2018 avec un bar instant philo au Black Sheep @Coscience34 le 6 mars et un café et vidéo le 8 mars au @CNRSenLR @umontpellier @LeNouveauMtp @IGH_MTP @EchoSciSud photos Noémie Letellier et Catherine Gandubert pic.twitter.com/7wWRkFiWrX
— Genopolys (@genopolys) 9 mars 2018
Toute les informations et le programme complet sur la page Facebook de l’événement.






